Son prénom est Lâm. Seul vietnamien à participer à l’Ultra ASIA Race en 2020, ce trentenaire vit une histoire très « personnelle » avec la course.

 

Diplômé en Génie Civil, Lâm travaille une dizaine d’années pour une grande compagnie immobilière comme architecte. La pression professionnelle est forte et il commence à courir simplement pour rester en forme. Quelques kilomètres sur route puis des distances de plus en plus longues. Il court son premier marathon en 2015 puis tente d’autres expériences où l’endurance est essentielle : triathlon, course d’obstacles, natation sur longue distance. Deux années intenses pendant lesquelles sa perception de la vie et de son futur change. Sa vie sportive l’a révélé à lui-même.

« J’ai découvert et développé tant de choses précieuses comme un bon équilibre physique et mental, un certain optimisme, un mode de vie plus sain, des rencontres positives, des amis plus actifs et venant du monde entier, une meilleure connaissance de mon corps et de mes capacités… »

En 2017, il décide d’abandonner l’immobilier pour tracer une nouvelle route, sa route.

 

 

Seul coureur Vietnamien sur l’Ultra Asia Race 2020

 

Une décision qui recouvre bien des activités différentes aujourd’hui. Lâm a véritablement décidé de consacrer sa vie au trail. En plus du plaisir qu’il prend à courir sur longues distances, il est devenu coach, a ouvert un magasin dédié à la course et même enfilé la casquette d’organisateur d’un semi-marathon et marathon dans son pays. Le running rassemble aujourd’hui une large communauté au Vietnam. Même s’il n’était pas le premier à participer à notre épreuve, il était pourtant le seul coureur autochtone cette année.

 

 

Il avait déjà l’expérience de marathons à l’étranger et considère que courir dans son pays était un avantage. « Je vis déjà sur place, je peux m’adapter facilement aux conditions climatiques tropicales et à la diversité des terrains, je suis habitué à l’eau et la nourriture d’ici et capable d’échanger autant avec les hôtes vietnamiens que les autres coureurs étrangers. » Le partage de l’évènement sur ses réseaux sociaux montre l’intérêt que suscite une telle course pour beaucoup de ses compatriotes.

« Je pense communiquer largement en donnant des informations, en partageant de belles photos, en décrivant la superbe expérience qu’offre Canal Aventure et en participant de nouveau à leurs ultra marathons, ici ou ailleurs. Parce que les courses internationales sont différentes, elles élargissent nos horizons. »

 

 

L’ultramarathon dans la nature nous apprend tant de choses

 

Lâm affirme « J’ai appris énormément de cette course, élargi mes capacités par l’expérimentation sur le terrain. » Il évoque dans le détail la gestion des repas, de l’eau, des équipements, l’adaptation physique et mentale au terrain et l’ambiance.

« Pendant la course, j’ai fini par ignorer les difficultés temporaires et réussi à rester calme face à des choses difficiles. Je savais que je devais le faire pour moi, pour avancer et terminer dans le meilleur état possible. »

A l’issue de l’édition 2020, il affiche une plus grande confiance grâce au partage l’aventure avec des coureurs de langues et de cultures différentes. Au-delà des aspects techniques et du bien-être qu’il retire de l’ultra Asia Race, Lâm raconte volontiers à ses followers les surprises que peut réserver cette expérience.

La troisième étape s’est transformée en « jour de congé » forcé pour cause d’épidémie de Coronavirus, certains villages ne permettant pas aux étrangers de traverser. Lâm est ravi d’avoir pu visiter avec l’équipe et les coureurs la spectaculaire grotte des chauves-souris de Kho Muong qu’il ne connaissait pas.

 

 

Lors de la dernière étape, il partage aussi son bonheur d’avoir vu de ses propres yeux l’immense plantation de pommes de terre géantes qu’il ne connaissait que par les contes de fées de son enfance. C’est la richesse et la diversité de l’aventure que Lâm apprécie dans ce type de course. Et il reprend volontiers à son compte notre credo « Never stop dreaming ».